A short introduction to substances that alter perception, emotion and the sense of self, and to the forms of support that surround them.
Une courte introduction aux substances qui modifient la perception, les émotions et le sentiment de soi, et à l’accompagnement qui entoure leur usage.
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Psychedelics
- Classic psychedelics — Psilocybin · LSD
- MDMA — Emotional openness
- Ketamine — Dissociation
Different effects and clinical questions. These substances are not interchangeable.
What does the word mean?
The classic psychedelics are psilocybin, found in certain mushrooms; LSD; and mescaline, the active compound of the peyote and San Pedro cacti. They act mainly on the brain's serotonin receptors. Under their influence, perception, the sense of time, emotion and the sense of being oneself can change markedly. MDMA and ketamine are often discussed alongside them, although they work differently. MDMA tends to heighten emotional openness and closeness. Ketamine produces dissociation, a temporary sense of distance from one's body or surroundings. 1
The experience
A non-ordinary state of consciousness is first a change in how one is present. The usual flow of thought loosens; attention turns inward or opens outward; perceptions and feelings gain in intensity; the boundaries of the self may soften. Memories, images and emotions can arise unbidden, sometimes with great clarity. What emerges depends as much on the person, their intention and the setting as on the substance.
Recreational use seeks the experience for its own sake, usually in a social setting and without a frame for what comes up. Therapeutic use places the same experience within a course of care: preparation beforehand, a trained person present throughout, and time afterwards to make sense of what was lived. The difference lies less in the substance than in the frame.
These experiences can be intense and, at times, deeply troubling. Fear, panic, confusion or the sense of losing one's footing can occur even with careful preparation, and some of what surfaces does not settle on its own. A difficult experience is not a failure, but it needs to be held and worked through. This is one reason the frame matters. 1
Que désigne ce terme?
Les psychédéliques classiques sont la psilocybine, présente dans certains champignons, le LSD et la mescaline, principe actif des cactus peyotl et San Pedro. Ils agissent surtout sur les récepteurs de la sérotonine dans le cerveau, et sous leur effet la perception, le sens du temps, les émotions et le sentiment d’être soi peuvent changer nettement. La MDMA et la kétamine leur sont souvent associées, bien que leur action soit différente : la MDMA tend à accroître l’ouverture émotionnelle et le sentiment de proximité, tandis que la kétamine produit une dissociation, c’est-à-dire une impression passagère de distance à l’égard de son corps ou de son environnement. 1
L’expérience
Un état non ordinaire de conscience est d’abord une autre manière d’être présent. Le cours habituel de la pensée se relâche, l’attention se tourne vers l’intérieur ou s’ouvre au monde, les perceptions et les ressentis gagnent en intensité, et les limites du soi peuvent s’estomper. Des souvenirs, des images et des émotions surgissent parfois sans qu’on les ait appelés, avec une netteté inhabituelle. Ce qui émerge dépend autant de la personne, de son intention et du cadre que de la substance elle-même.
L’usage récréatif recherche l’expérience pour elle-même, le plus souvent dans un contexte social et sans cadre pour accueillir ce qui survient. L’usage thérapeutique inscrit la même expérience dans un parcours de soins, avec une préparation en amont, une personne formée présente du début à la fin et du temps, ensuite, pour donner sens à ce qui a été vécu. La différence tient donc moins à la substance qu’au cadre dans lequel elle est prise.
Ces expériences peuvent être intenses et, parfois, profondément éprouvantes. La peur, la panique, la confusion ou le sentiment de perdre pied peuvent survenir même après une préparation soigneuse, et ce qui remonte ne se dépose pas toujours de lui-même. Une expérience difficile n’est pas un échec pour autant; elle demande à être contenue, puis travaillée, et c’est l’une des raisons pour lesquelles le cadre compte. 1
What is being studied?
Current research concerns specific substances for specific conditions. Psilocybin is being studied for depression, including depression that has not responded to other treatments, for alcohol dependence, and for the anxiety and depression that accompany a life-threatening illness. MDMA is being studied for post-traumatic stress disorder. Ketamine, and its derivative esketamine, are used and studied for depression; esketamine is an authorised treatment for major depression in Canada. 1, 4–7
The open questions are concrete: how long benefits last, which adverse effects occur and for whom, and how much is owed to the substance, to expectation and to the psychological care that accompanies it. These are several distinct interventions, each with its own evidence, not one treatment called « psychedelics ».
Choosing the right conversation
For someone drawn to these approaches, the first step is to clarify what they are looking for: to learn, to consider a treatment, or to make sense of an experience already lived. A qualified clinician can set out the established treatments and say whether a fuller assessment is warranted. Psychedelic harm reduction and integration (PHRI) offers support around choices and past experiences without administering any substance. 3
Questions to bring to a consultation
- Given what I wish to address, what is the best way forward?
- Which substance, and which treatment model, are we talking about?
- What does the evidence say for my difficulty?
- Can I be accompanied without taking a substance?
Canada · Psilocybin and MDMA are not approved treatments in Canada. Authorized research and certain exceptional access pathways exist; they do not establish general availability or individual eligibility. Health Canada. 2
Sources and further reading
- NIH (NIDA) · Psychedelic and Dissociative Drugs. Public overview of effects, adverse reactions and ongoing research.
- Health Canada / Santé Canada · Psilocybin and psilocin. Effects, risks and Canadian access pathways; French version available.
- Gorman et al. (2021) · Psychedelic Harm Reduction and Integration. Original clinical framework; open-access article.
- Goodwin et al. (2022) · Single-dose psilocybin for a treatment-resistant episode of major depression. New England Journal of Medicine. doi 10.1056/NEJMoa2206443
- Bogenschutz et al. (2022) · Psilocybin-assisted psychotherapy in alcohol use disorder. JAMA Psychiatry. doi 10.1001/jamapsychiatry.2022.2096
- Griffiths et al. (2016) · Psilocybin in patients with life-threatening cancer. Journal of Psychopharmacology. doi 10.1177/0269881116675513
- Mitchell et al. (2023) · MDMA-assisted therapy for moderate to severe PTSD, phase 3. Nature Medicine. doi 10.1038/s41591-023-02565-4
General information to support a clinical conversation. This resource does not determine treatment suitability or offer access to a substance.
Ce que la recherche examine
La recherche actuelle porte sur des substances précises et sur des troubles précis. La psilocybine est étudiée pour la dépression, y compris celle qui n’a pas répondu à d’autres traitements, pour la dépendance à l’alcool et pour l’anxiété et la dépression qui accompagnent une maladie grave. La MDMA est étudiée pour le trouble de stress post-traumatique. La kétamine et son dérivé, l’eskétamine, sont utilisées et étudiées pour la dépression; l’eskétamine est d’ailleurs un traitement autorisé de la dépression majeure au Canada. 1, 4–7
Les questions encore ouvertes sont concrètes : la durée des bénéfices, la nature des effets indésirables et les personnes qu’ils touchent, et la part qui revient à la substance, aux attentes et aux soins psychologiques qui l’accompagnent. Il s’agit en somme de plusieurs interventions distinctes, chacune avec ses propres données, et non d’un seul traitement qu’on appellerait « les psychédéliques ».
Choisir la bonne conversation
Pour la personne attirée par ces approches, la première étape consiste à préciser ce qu’elle cherche : s’informer, envisager un traitement ou donner sens à une expérience déjà vécue. Un clinicien qualifié peut alors présenter les traitements établis et dire si une évaluation plus complète se justifie. La réduction des risques et l’intégration (PHRI) offrent pour leur part un accompagnement autour des choix à faire et des expériences passées, sans qu’aucune substance soit administrée. 3
À discuter en consultation
- Compte tenu de ce que je souhaite aborder, quelle est la meilleure voie?
- De quelle substance et de quel modèle de soins parle-t-on?
- Que disent les données pour ma difficulté?
- Puis-je être accompagné sans prendre de substance?
Canada · La psilocybine et la MDMA ne sont pas des traitements approuvés au Canada. Il existe une recherche autorisée et certaines voies d’accès exceptionnel; elles n’établissent ni une disponibilité générale ni votre admissibilité. Santé Canada. 2
Sources et lectures complémentaires
- NIH (NIDA) · Psychedelic and Dissociative Drugs. Présentation, pour le grand public, des effets, des réactions indésirables et de la recherche en cours.
- Health Canada / Santé Canada · Psilocybin and psilocin. Effets, risques et voies d’accès au Canada; version française disponible.
- Gorman et al. (2021) · Psychedelic Harm Reduction and Integration. Le cadre clinique d’origine; article en libre accès.
- Goodwin et al. (2022), New England Journal of Medicine. doi 10.1056/NEJMoa2206443
- Bogenschutz et al. (2022), JAMA Psychiatry. doi 10.1001/jamapsychiatry.2022.2096
- Griffiths et al. (2016), Journal of Psychopharmacology. doi 10.1177/0269881116675513
- Mitchell et al. (2023), Nature Medicine. doi 10.1038/s41591-023-02565-4
Information générale destinée à préparer une conversation clinique. Cette ressource ne détermine pas si un traitement vous convient et n’offre aucun accès à une substance.
